Liszt – Légendes

Intégrale des mélodrames de Liszt, Schumann et Schubert en langue française

Pascal Amoyel, piano
Vincent Figuri, comédien

Distinctions

Extraits de Presse

Diapason, mai 2023, Sylvain Fort :

Pascal Amoyel offre une interprétation profonde, ne cherchant jamais l’effet facile ni la théâtralité à bon compte, mais plutôt la continuité du récit, une sorte de pulsation intime déroulant patiemment le fil de chaque mélodrame. Vincent Figuri est peut-être ce qu’il nous a été donné d’entendre de meilleur dans ce répertoire toutes langues confondues. Il raconte mais dans une symbiose telle avec son pianiste et la partition qu’il semble parfois chanter : rythme scansion, timbre sont d’une impressionnante justesse, s’ajoutant à l’autorité et à la projection qui nous changent des récitants intimistes. Les Schumann sont emmenés avec force, les Liszt posés avec pénétration et l’interprétation du Schubert s’avère idéalement contemplative. Voilà qui invite à reconsidérer le genre.

Utmisol, octobre 2023, Michel Pertile :

L’osmose est ici remarquable, le pianiste Pascal Amoyel se mue en véritable narrateur, à travers son jeu pianistique il suit les moindres inflexions du texte parlé sans pour autant cantonner cette musique à une description prosaïque, nous montrant toute la poésie contenue dans ces pages. Les textes dits par Vincent Figuri privilégient une simplicité de bon aloi, sans emphase. Le comédien sait jouer sur le débit, colorer sa voix en fonction des personnages incarnés sans les caricaturer.

Musique classique & Co, 07 octobre 2023, Thierry Vagne :

C’est une très bonne idée d’avoir traduit et dit les textes en français. C’était une pratique courante de donner les opéras dans la langue du lieu jusque dans les années 60, cette pratique a été abandonnée, sous l’influence de Karajan notamment. Cela apporte pourtant ici beaucoup de clarté et de connivence avec le texte.

La réalisation est superbe, avec une profonde entente entre les deux protagonistes. Pascal Amoyel nous captive dès les premières notes du presque atonal Moine triste de Liszt, et Vincent Figuri met très bien son timbre, sa diction et sa connaissance du sujet au service des textes. C’est vivant, prenant et bien enregistré – Livret de V. Figuri très averti.

Classica, juin 2023, Jérémie Bigorie :

Le mélodrame est un genre hybride : après avoir connu une période de gloire au XVIIIe siècle, il tombera en désuétude. Puis les compositeurs s’emploieront davantage à notifier la synchronisation texte/musique. Un procédé repris librement par Vincent Figuri lorsqu’il module sa voix au gré des atmosphères. L’exercice confine à la virtuosité dans la célèbre Lenore de Bürger et ses nombreux personnages. Mais le comédien évite l’écueil de la parodie et mise sur l’intelligibilité des paroles qu’il a lui-même traduites.

Musikzen, 13 septembre 2023, Marc Vignal :

Les neuf mélodrames du programme sont « dits » en français par le comédien Vincent Figuri (Adieu à la Terre de Schubert l’est également dans l’allemand original) : prestation des plus convaincantes, on est captivé par ces récits. Aux parties de piano, essentielles dans ces ouvrages, Pascal Amoyel rend toute justice. Pari tenu, splendide réalisation !